mais je me laisse aller en larmes,
si présent que je le connaît,
souvent, la nuit, je rêve qu'il naît.
Remplie soudain d'une grande tristesse
quand en rêve je le caresse.
Cet enfant de fumée, de rêve,
y penser me prive de trêve,
cet enfant de rumeurs et d'idées
vers lequel mon humeur est guidée.
Encore une nuit où je m'éveille,
et ou je rêve de ce bébé, cette merveille.
L'espoir, je le garde au fond, au centre,
je voudrais tant lui préparer son antre.
Je l'imagine là, dans mon ventre...
Cet enfant fantasme désiré,
capable de nous illuminer,
si vrai et pourtant inventé,
qui ne cesse de nous hanter.
Mais cet enfant reste a ce jour
juste une image les yeux fermés.
Je le garde au fond du corps,
en l'attendant toujours, encore,
je le farde d'espérance,
qui se mue trop souvent en souffrance.
Cet enfant que tant d'autres portent,
me laisse vide et comme morte,
enfant de l'ombre et de la nuit,
et qui met à mes yeux la pluie.
Il est des jours qui me transportent,
Et d'autres ou simplement je supporte.
Un jour sans doute il arrivera,
pour nous combler toi et moi...


